Les Sardes ont su préserver leurs coutumes et leurs fêtes dont la tradition se perpétue depuis plusieurs siècles.
Vous découvrirez leurs merveilleux costumes qui diffèrent selon les régions et les villages, au cours de leurs principales fêtes :
- les carnavals très pittoresques à Mamoiada, Ottana et Oretelli, au mois de février, Mamoiada et Oristano accueillent les carnavals les plus anciens d'Europe ;
- les fêtes des agrumes à Muravera (au moment de Pâques) ;
- la fête de San Efisio à Cagliari (1er mai) - il s'agit d'une procession religieuse, avec de nombreux fidèles costumés ;
- la fête de Santa Caterina de Orroli (premier dimanche de juin) - une procession en costume avec la présence de "Tracca", des chariots agricoles traînés par des boeufs ;
- la fête de la Vierge des Martyrs à Fonni - compétitions de poésie en langue sarde ; musique et danses typiques à San Vito (15 juin) ;
- la fête de l'Ascension à Sassari ;
- la fête de Candeleri (14 août) à Sassari - cette très grande fête remonte à l'époque de l'hégémonie de Pise sur la Commune de Sassari. On offrait alors des "candelieri" (cierges) à la Vierge le jour de l'Assomption.
Ce sont aujourd'hui de grandes colonnes de bois en forme de cierges, décorées de l'image du saint patron de la corporation ou des outils de travail.
- La procession de la Rédemption (4e semaine d'août) à Nuoro ;
- la chevauchée sauvage (mois de juillet) à Sedilo.
Ces fêtes sont l'occasion de cortèges costumés et de courses de chevaux. Les Sardes sont les plus grands cavaliers d'Italie !
Pour en savoir plus, ne manquez pas de visiter, à Nuoro, le très intéressant musée de la Vie et des Traditions populaires sardes, qui rassemble, entre autres, la plus riche collection de costumes régionaux sardes.
Ainsi, la Cavalcata Sarda est une belle allégorie de la vie locale, tant les costumes flamboient, véritables feux d'artifice de couleurs chamarrées.
Dans un pays où artisanat rime avec art, il convient d'observer le travail fait sur ces costumes authentiques.
Généralement issus de vêtements portés par les civilisations antiques, ils diffèrent en fonction des régions.
Depuis la jupe courte portée par les hommes (les Romains la portaient sous leur armure), jusqu'au couvre-chef que l'on retrouve sur les "bronzetti" (les statuettes de bronze) de la très haute Antiquité, en passant par le corsage des femmes,
digne des déesses mycéniennes. On n'a oublié aucun détail, utilisé toutes sortes de matériaux - laine, tissus, lin, asphodèle et végétaux divers.
La majeure partie des vêtements traditionnels sont toutefois confectionnés avec l'orbace, une étoffe tissée avec de la laine de brebis.
Les femmes revêtent un corsage orné de broderies, une chemise blanche, un petit gilet resserré à la taille, une jupe à plis recouverte d'un tablier dont le motif et la couleur varient selon les régions.
Les femmes sont également coiffées d'un fichu. Les hommes portent un pantalon de toile blanche bouffant, des guêtres et une courte jupe noire, une chemise blanche aux manches larges et un gilet sans manches en cuir, orné de broderies.
Ils portent sur la tête un bonnet long. L'ornementation prend alors toute sa valeur. Les motifs récurrents, naïfs ou stylisés, ornent majestueusement les costumes traditionnels. Les boutons sont en or et en argent, particulièrement ouvragés.
Tout aussi importants, les bijoux sardes font l'objet d'une grande attention et d'un travail minutieux. Les femmes en portent de toutes sortes et de très beaux, depuis les bagues, les bracelets, jusqu'aux boucles d'oreilles.
La technique du filigrane (technique présente dans les civilisations Egyptienne, Etrusque, Grecque et Arabe) permet de reproduire fidèlement des bijoux anciens de grande valeur.
Toujours employés, comme sur les boutons, l'or et l'argent se travaillent avec tant de finesse que les bijoux acquièrent une transparence unique.



